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Les fortunes cookies distribués sur Mott street avaient prévu que j'allais dépenser $2 pour une assiette lors du festival taste of Chinatown, et ils avaient raison. Ce qu’ils n’avaient pas prévu cependant, c’est la pluie qui allait s’abattre sur la ville pour l'occasion. En revanche ce fut synonyme de bonne fortune pour les vendeurs de parapluies lors de ce festival, un goût de Chinatown, organisé tous les ans par les restaurateurs locaux pour faire découvrir les richesses culinaire du plus oriental des quartiers de New York.
Les assiettes étaient à $2 et les parapluies à $3, ainsi vous n’aviez aucune excuse pour passer à côté de l’événement qui s’est déroulé le 22 avril à Chinatown. De nombreux restaurateurs proposaient des stands en face de leurs restaurant pour présenter, pour la modique somme de $2, un échantillon de leurs meilleurs plats. Si vous ne vous étiez pas fait éborgner par une baleine de parapluie, ou bien si vous aviez réussi à jongler avec la foule envahissant chaque étal, à la recherche de votre portefeuille dans la plus profonde de vos poches comme d’habitude, un parapluie dans l’autre main manquant d’éborgner à son tour la chinoise énervée derrière vous, et un appareil photo en prime, vous pouviez déguster un large choix de mets chinois. Sans vouloir les nommer tous au menu on pouvait trouver : samousas, rouleaux de printemps spring rolls, nouilles noodles et riz cantonnais vegetable rice, soupes, canard, porc à toutes les sauces et desserts parfumés. Il y avait des choses appétissantes, et d’autres moins.
Une chaîne de radio chinoise couvrait l’événement et proférait leur programme sans un couac dans des haut-parleurs. Comme bien sûr c’était en Chinois, cela rajoutait au côté authentique de la manifestation. Sinon ce festival ne transgressait pas à l’ambiance habituelle de Chinatown. Du monde, beaucoup de chinois bien entendu, et un grand désordre effervescent dans la rue. On regrettera cependant qu’il n’y ait pas eu quelques dragons sautillants comme c’est le cas lors du nouvel an Chinois. Il faut croire que les dragons craignent l’eau. |